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 LES NASHAHUK ➴ pour mieux comprendre la tribu.

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MessageSujet: LES NASHAHUK ➴ pour mieux comprendre la tribu.   Mer 27 Juin - 7:51



    historique la tribu Nashahuk, la malédiction et la légende ⚡

A l’époque, les Nashahuk vivaient de leur chasse et de leur gloire en plein golfe du Mexique. Malgré l’aridité du climat, ils réussirent à suivre en allant et venant au gré des vents, en emboitant le pas à leur rare gibier. La tribu était assez nombreuse bien que certains des leurs mouraient étouffés par la chaleur accablante, foudroyé par la maladie ou terrassé par les attaques ennemies d’autres tribus en pleine expansion. Les Nashahuk étaient encore en quête de repère ; chassés violemment par les Conquistadors des Terres arides dont ils avaient fait leur fief, ils furent contraints à se replier au Kentucky qu’ils nommèrent communément Ken-tah-ten, « Terre de Demain ». Avec les années, la tribu construisit une cité d’or entourée des bras bleutés de la rivière Ohio. Les récoltes étaient bonnes, les cultures grandes et le bétail appréciait les verts pâturages. Les femmes donnaient naissance à de beaux enfants bien portants, au destin prometteur. Les hommes chassaient régulièrement et protégeaient l’harmonie de la Nature, la Terre Mère sous l’œil conciliant du Gitche Manitou –Grand Créateur-. Les cerfs étaient toujours tués avec honneur et respect et certains de leurs ossements retrouvaient le repos éternel non loin des eaux bleues de l’Ohio. Tout allait de bon train jusqu’au jour où une averse acide se déversa sur la cité d’Or ; un torrent inonda une bonne partie des récoltes, les engloutit sous la boue et la misère. Le malheur allait s’abattre sur les Nashahuk. Leur Dieu Tonnerre (Nashahuk en indien) les grondait. Mais pour quelle raison ? Ce même jour, ce fut dans la souffrance et la douleur que Winama, la femme du chef de la tribu, donna naissance à un garçon. La fureur du Dieu présageait peut-être un destin tout autre pour le jeune enfant ? […]Les années passèrent et le fils du chef de la tribu, Ohanzee, s’avéra être un chasseur hors pair. Mais très vite, le chaman du village, le Vieux Kwahu (Aigle) convia le chef du village à se joindre à lui ; dans l’eau claire, il lui dévoila les images de l’avenir. Celui d’Ohanzee. Ce destin ne pouvait être évité ; Ohanzee était le fils du Dieu du Tonnerre, il aura sa force, sa fougue, son magnétisme. Telle était la prophétie et telle fut sa réalisation suprême, céleste. […] Trente ans plus tard, Ohanzee prit le pouvoir ; il s’imposa comme Shaman, chef suprême. Sous ce visage ridé et blafard, se cachait un déposte. Son statut de fils du Tonnerre, descendant intelligible des Anciens, fit qu’il parvint à régner sans partage. Ohanzee apporta la félicité à sa tribu, mais aussi le malheur. Les hommes furent frappés un jour d’hiver, sans soleil, sans avenir, par une foudre argentée. C’étaient les blancs, des guerriers, des ennemis ! Des hommes sans ombre. Ces derniers considérèrent les amérindiens comme leurs choses, leurs esclaves. Après tout, ils étaient habitués à traiter les malheureux noirs comme du bétail. C’étaient les premiers pionniers, les futurs fondateurs de l’Amérique. Qu’ils étaient fiers sur leurs chevaux blancs ! La conquête de l'Ouest par des colons recherchant des terres et de l’or fut terrible ; elle renforça l’animosité entre les deux peuples. Ces conflits firent l’objet de représailles, de massacres et de pillages de la part des deux camps. Ohanzee jugea bon de rester fidèle aux blancs bien qu’il ne les portait pas dans son cœur. Le fils du Tonnerre nourrissait comme projet de les abattre un à un et d’offrir à son peuple, la liberté. Il ne supportait pas de voir ces blancs engendrant le malheur sur la tribu, salissant les femmes, riant les hommes et les fouettant jusqu’au sang. Par un soir glacé et pluvieux, le shaman consulta les Anciens ; les Ancêtres lui parlèrent, il vit leurs blancs fantômes tournoyant dans les airs, lui soufflant à l’oreille des chants de bravoure, toute à sa gloire. Le Cruel Ohanzee n’était pas aussi vil qu’il en avait l’air. Il était un déposte certes, mais il pensait surtout à son peuple dont il espérait un jour voir la suprématie. Le Dieu Tonnerre, son père spirituel, lui donna le pouvoir et la révélation. Les blancs allaient ployer le genou face à eux, ce n’était qu’une question de temps.


[...]


1865. Septembre. Ohanzee observait les étoiles autour du feu. Sa face brillait sous l’éclat des flammes infernales, ses yeux étaient rouges comme ceux des esprits malins. Deux hommes apparurent dans l’obscurité, très blancs, comme des fantômes. Les femmes poussèrent un cri d’effroi, les hommes dressèrent leurs lances affutées. Ohanzee hurla « Les Anciens les ont menés à nous. Laissez-les, je vous en prie. » Les cinq hommes blancs avancèrent à pas légers, l’air craintif. Un était blond, grand, il portait une paire de lorgnons. L’autre était brun, petit et tenait une sacoche fermement contre son bustier. Un autre était pâle comme la mort, effrayant. Un avait l’air ahuri. Un autre était muet, brun son esprit semblait fourmiller. Il s’agissait des hommes de « l’expédition Lewis et Clark » qui partit de Saint-Louis pour rejoindre le Pacifique: ces hommes n’avaient pas l’air vil. Selon les contre-rendus répertoriés par certains historiens, ces soldats auraient aidé les peuples indiens à se défaire de la sauvage emprise des colonisateurs. Ohanzee accueillit les hommes sous le wigwam ; le shaman paraissait menaçant et obscur coiffé de ses plumes d’aigle et d’oiseaux de paradis. Il jeta une poudre dorée dans le feu qui grandit, grandit, effrayant ainsi les sudistes. « Que me vaut l’honneur de cette visite ? » ricana le vieillard édenté. Sa face rouge et ses yeux de rubis rencontrèrent les prunelles d’un des hommes. Clark. Général Clark. « Nous sommes venus vous demander de l’aide. » Un second type haussa la voix ; il puait l’alcool. C’était son second Carlton. « Nous sommes prêts à vous donner nos biens les plus chers contre votre aide. » « Que voulez-vous ? » Aboya sauvagement le vieux Nashahuk. « Des hommes, beaucoup d’hommes. Nous devons gagner le combat et en échange, nous vous laisseront des terres, nous stopperons cette barbarie qui n’est pas nôtre. » Mentit le général. « Oui beaucoup. » Rétorquèrent en même temps Templeton et Rosebury. Clark savait très bien que c’étaient ces confrères qui violaient les femmes et massacraient les hommes. D’ailleurs avait-il cherché à vraiment les arrêter ? Non. Ohanzee le savait aussi. « Je ne puis vous fournir des hommes, mais je peux faire mieux. » Le mystère engloba cette magistrale fin de phrase et le silence tomba fatalement. Les flammes s’intensifièrent, encore plus rouges, plus effrayantes. Les sudistes furent angoissés, leurs cœurs battaient à tout rompre. Clark s’apprêta à parler, mais Whitmore le retint. « Je peux vous offrir la victoire. » Ce furent sur ces paroles brillantes que les hommes scellèrent le pacte. Le Shaman tendit sa main à Clark. Un éclair déchira le ciel au moment où les deux hommes se serrèrent la main solennellement. Puis vint ensuite le tour à tous les autres. Ce rituel inédit fut applaudit par le crépitement des flammes, leur danse infernale.


[...]

« Fin de l’histoire. » décréta Tempelton en refermant le vieux livre poussiéreux sur l’édification de Louisville. Le maire actuel, descendant de Desmond Phinnaeus Templeton restait fidèle à lui-même ; une fois par an, il se rendait à la bibliothèque nationale bâtie par son ancêtre pour conter aux enfants l’histoire de leur ville. « M’sieur ! » dit un garçonnet en levant la main. « Oui, petit. » Le petit gars se releva ; il épousseta son pantalon tâché de crottin et ôta l’épi de blé de sa bouche. « Mais vous dites que votre ancêtre là, il est mort brutalement. Mais pourquoi ? Pourquoi ‘sont tous morts en même temps c’gars ? » Le petit ‘cul-terreux’ –comme on les appelait dans le coin- reprit sagement sa place alors que Tempelton devint blême. Il balbutia. « Ils sont morts…Corrompus par leurs symptômes. » Il ricana, nerveux, fébrile. Une petite fille intervint à son tour. « Quel genre de maladie ? » L’assistance composée de parents d’élèves et d’enseignants chuchotait bruyamment ; la rumeur enflait, enflait. Mme Tempelton intervint farouchement en applaudissant les questions, l’air moqueur « Je vous en prie, que de questions sans le moindre intérêt ! Mon Augustus vient de vous expliquer comment votre ville a été bâtie, sur quoi elle a été faite ! Soyez en fiers ! » Elle marmonna tout bas des jurons dans sa langue. Un enseignant s’avança d’un pas timide. C’était Monsieur Bowmann, le prof d’histoire. Il sentit le malaise et décida de couper court à l’entretient avec le maire. L’homme devait être très occupé prétexta t-il. Les Tempelton disparurent derrière un rideau de velours aussi noir que leur âme. « Tu es un sot ! » cria l’épouse indignée. « Et toi une potiche ! Je t’en prie, arrête un temps soit peu ton cinéma. » rétorqua l’époux en haussant les épaules. Ils grimpèrent abord de leur limousine. « Toi comme moi savons très bien pourquoi et de quoi est mort ton cher ancêtre et je ne pense pas qu’en jouant le gentil avec ces sauvages d’indiens que la chose se règlera. Tu devrais les tuer tous ! Ainsi on se débarrassera de la malédiction. » Le maire ne dit rien. « Tous, je dis bien tous. Je retrouverai de toute façon le descendant de ce satané chien de Shaman, Ohanzee. Et je le tuerai de mes propres mains. Cela lui apprendra à faire souffrir notre famille, à me faire souffrir aussi ! » Elle croisa les bras contre sa poitrine en grimaçant. « Heureusement que je peux compter sur la secte, eux au moins vaincront, contrairement à toi.. » L’époux passa un bras autour de sa compagne et la ramena vers lui. « Ma petite vipère à deux cornes qu’il n’y a que toi que j’aime et que..je fais mon possible pour nous débarrasser de cette malédiction qui est à notre famille ce que l'épée est à Damoclès! » La femme ne semblait pas convaincue. Elle avait bien raison. Heureusement qu’elle pouvait compter sur les gens de sa secte pour détruire une bonne fois pour toute le ou la descendant(e) d’Ohanzee ; avant de mourir sous les feux des cinq sudistes qui l’avaient trahi, l’indien jeta une malédiction sur eux en rompant le pacte. Ainsi d’une génération à l’autre, la malédiction a enflé, grossi ; les membres des cinq familles en semblent touchés. Plus que le reste des habitants de Louisville. Les Clark sont quasiment à la rue. Les Whitmore sont les seuls à avoir légèrement réussi à s’extirper de ce guêpier mais leur retour en ville semble être synonyme d’un mauvais présage pour leurs belles affaires. Les Tempelton sont victimes de leur propre démence. Les Carlton ont perdu une des leurs et sans doute une seconde bientôt. Les Rosebury ne sont que mensonges et apparences. Qui la malédiction frappera prochainement ? Vous peut-être ? Car tous les natifs de Louisville et tous ceux ayant un lien avec les familles peuvent en être les victimes tout droit désignées. La colère du Shaman semble éternelle. Mais seule la mort de son ou sa descendant(e) pourra sortir du box des accusés les familles et leurs plus proches amis.
    histoire d'hier & d'aujourd'hui ⚡

LE SHAMAN, qui est-il? Que fait-il?
Le chamane (ou shaman) se représente comme l’intermédiaire ou l'être intercesseur entre l'Homme et les esprits de la nature. Il a une perception du monde que l’on qualifie aujourd’hui d’holistique (cad qui appréhende l'individu comme un tout et traite le corps comme une entité unique et non par organes distincts, en privilégiant les interactions qui unissent le physique et le spirituel ), ou animiste (qui est adepte du système de croyances selon lequel les animaux, les éléments naturels ou les objets possèdent une âme et reflètent la fusion de l'homme et du monde). Le shaman est à la fois « sage, thérapeute, conseiller, guérisseur et voyant ». Il "est" l'initié ou le dépositaire de la culture, des croyances, des pratiques du chamanisme, et d'une forme potentielle de "secret culturel". On le trouve principalement dans les sociétés traditionnelles ancestrales où il arbore des parures et pratique dans le secret.


SON ROLE
Le rôle est assumé par des hommes ou des femmes avec des fonctions très variées dans les sociétés traditionnelles, incluant la direction de la tribu, l'élaboration et la direction des rituels, la guérison par sa connaissance des plantes ou une action psychique directe, l'enseignement, le conseil; ces rôles sont souvent combinés.
Les aptitudes supposées des chamanes sont, entre autres, une perception extra sensorielle; des pouvoirs psychiques variables suivant les traditions et l'individualité du chamane (télépathie, prescience, vision à de grandes distances, divination...); en tant que psychopompe, il relie le monde des morts, l'au-delà, à celui des vivants par une série de transformations personnelles, parfois par l'emploi de substances psychotropes comme l'ayahuasca et l'iboga, guidés par un chamane plus ancien, selon une relation Maître-Disciple.


QUI EST OHANZEE DE LA TRIBU NASHAKUK ?
Ohanzee est un shaman et semblerait avoir obtenu tout son pouvoir, toute sa légitimité car il est le fils du Dieu Tonnerre. Selon la légende, l’homme serait décrit comme cruel ; un vrai despote qui aurait régné durant une longue période sur la tribu. Il est né un jour d’orage et ainsi été nommé Fils du Dieu Tonnerre. Très jeune, le fils du chef de la tribu et de la sage Winama a fasciné. Les Nashahuk voyaient en lui le Dieu Tonnerre car il est plutôt rare pour eux qu’un enfant naisse un jour d’orage. Un jour aussi noir et violent. Pour eux les hurlements de la foudre étaient synonymes des cris éplorés du Père Tonnerre donnant son enfant aux Nashahuk. Quel déchirement pour lui, pensaient les jeunes indiens. De ce fait, toute la tribu a décidé de s’occuper d’Ohanzee comme d’un prince ; dorloté, bichonné, éduqué auprès des guerriers les plus valeureux de la tribu, poulain du vieux Shaman Kwahu (Aigle), il a appris à devenir un homme de bien. Avec les années, l’enfant prodige s’est illustré en montrant sa force et son adresse ; il combattait vaillamment aux côtés de ses frères, ramenait le meilleur gibier, trouvait facilement les points d’eau. Lorsqu’il commença à vieillir, il devint Shaman, remplaçant ainsi feu Kwahu. D’ailleurs la mort de son mentor l’attrista terriblement. Son père trépassa peu de temps après, tué par les colons blancs alors qu’il avait pris quelques hommes pour monter dans le Nord du Ken-tah-ten, afin de trouver de nouvelles terres fertiles. Des terres de demain pour s’y installer. Ohanzee devint alors le guide spirituel de la tribu ; il en fit son royaume. Le fils du Dieu Tonnerre profitait pleinement de son statut d’intouchable pour jouer le cruel ; les femmes ayant eu des relations avec les bancs périrent. Certains de leurs enfants furent jetés aux loups, alors que les plus chanceux parvinrent à fuir. Le déposte fit connaître à son peuple les pires moments mais aussi les plus glorieux. Grâce à lui, les blancs ployèrent plus d’une fois le genou ; sa puissance et sa magie étaient incontestables. C’était un guérisseur hors pair doublé d’un orateur particulièrement convainquant. La centaine de Nashahuk restant le suivit aveuglement vers les terres plus hautes du Kentucky. Là, ils montèrent leurs habitations et y restèrent jusqu’à l’arrivée de nouveaux colons contre lesquels le shaman ne put que faiblement batailler ; il était vieux, ridé, sénile presque. La folie l’avait conquis. Cela le poussa même à sceller un pacte avec un groupe de sudistes blancs afin de leur offrir la victoire. Sa magie puissante et obscure permit à ces étrangers de gagner la bataille contre les nordistes qu’ils éradiquèrent avec violence des terres du Kentucky pour s’y établir. Hélas, Clark et ses quatre confrères ; Templeton, Whitmore, Rosebury et Carlton ne respectèrent pas le pacte. Ils envoyèrent des hommes qui chassèrent les indiens de leurs terres, qui les privèrent de liberté en les jetant dans une réserve aussi petite qu’un enclos pour bête de foire. Ohanzee jura de se venger d’eux ; il jeta une malédiction contre les cinq familles, les vouant ainsi d’une génération à l’autre à encore plus de misère, de déchéance. Cette malédiction ne peut être brisée qu’en achevant la dernière ou le dernier descendant du Fils du Tonnerre. Ce que cherchent à faire désespérément les Templeton. Mais l’indien ne maudit pas que les familles ; il décida d’abattre son courroux sur la ville toute entière qui à l’époque avait aidé à la décimation de son peuple. Natifs et étrangers sont désormais les proies du courroux du Shaman Déchu. Le spectre pâle et effrayant d’Ohanzee plane sur la ville. Les rumeurs disent qu’il hante avec ses confrères et consoeurs la forêt à la nuit tombée, tuant ainsi les campeurs et toute personne de Louisville osant fouler de son pied blasphématoire le sol des siens ; le sol rouge comme le sang des innocents de sa tribu tués par les colons en opposant une résistance. A chaque fois que l’orage déchire les cieux, les membres des cinq familles se sentent traversés d’un frisson irrépressible, tout comme les habitants de Louisville qui gardent en tête cette effroyable légende. Certains y croient dur comme fer. D’autres y sont indifférents. Et ce même chez les familles. Et vous, qu’en pensez-vous donc ?


QUE DEVIENT LA TRIBU NASHAKUK AUJOURD’HUI ?

Aujourd’hui, considérée comme l’une des cinq héritières des cultures mississippiennes, la tribu Nashahuk – ce qui signifie Tonnerre en Indien - sont reclus dans la réserve que le maire Augustus Templeton a fait agrandir pour eux. Ainsi certaines terres arrachées aux mains de leurs ancêtres leurs sont remises. Les Nashahuk sont moins nombreux ; certains ont quitté les plaines et les forêts pour la ville qui offre un panel varié d’activités. D’autres continuent à vivre en harmonie avec la nature. Les légendes restent ancrées dans les esprits de tous les amérindiens de la tribu ; la tradition veut qu’elles soient transmises oralement. Les Anciens sont toujours majoritaires ; la tribu est vieillissante, les naissances sont moins importantes qu’autrefois, les jeunes sont fascinés par la modernité qu’offre la ville et veulent goûter à ‘l’American Dream’ –au rêve américain. Malheureusement la mémoire collective de Louisville fait que certains restent effrayés par les amérindiens ; ils voient d’un mauvais œil la venue de certains d’entre eux en ville, les méprisent. Le passé de sudiste refait surface et souvent la ségrégation frappe brutalement, divisant nettement la population. Fort heureusement, ce n’est pas le cas partout. Alors que certains demeurent dans leurs tours d’ivoire, d’autres apprécient la compagnie des Nashahuk et leur savoir. Ils sont les seuls à connaître les biens faits de l’herbe bleue qui fait la renommée du Kentucky à travers les Etats-Unis ; ils l’utilisent souvent lors de rites pour guérir leurs blessés, et ce comme à l’ancien temps. Les traditions n’ont pas changées. Comme les croyances. Par exemple des mâts totémiques sont dressés devant l’entrée de la réserve ; ils sont là pour dissuader les mauvais esprits de s’aventurer à travers leurs terres sacrées.

CROYANCES ♦ En premier lieu, les Nashahuk sont comme les autres Amérindiens, ils sont animistes et conçoivent le monde comme un « Grand Tout » dans lequel les éléments naturels et surnaturels coexistent. La frontière entre le monde visible et le monde des esprits n’existe pas et les croyances s’expriment dans tous les moments de la vie quotidienne. Les Amérindiens honorent un Dieu créateur et unique appelé « Le Grand Esprit » aka le « Gitche Manitou » . Il existe aussi une multitude de dieux secondaires, « Esprits auxiliaires » (par exemple : les esprits du vent, du feu, du tonnerre, ou wakantanka, le dieu de la chasse) ou encore « ancêtres ». Le monde compte également des créatures maléfiques comme le Wendigo. Ensuite, les Amérindiens partagent des rites communs qui ont comme principale caractéristique d’être cycliques. Avant les prières ou les grandes cérémonies (départ à la chasse, à la guerre, passage à l'âge adulte), les Nashahuk doivent se purifier : ils utilisent pour cela la hutte à sudation ou les bains rituels. Les moyens d’entrer en transe ou d’avoir des visions sont multiples : fumer ou brûler des plantes (tabac, sauge, écorce de bouleau), jeûnes ou prise de drogues comme le peyotl. Il existe bien d’autres rituels destinés à se concilier les esprits tels que les offrandes à la Terre-Mère pour faire pousser le maïs ou bien à l’esprit de l’animal tué à la chasse. La Danse des Esprits (Ghost Dance) réunit les participants qui répètent des couplets au son des tambours. Leurs incantations peuvent mener à la transe. La Danse du Soleil (Sun Dance) dans les Grandes Plaines a pour but de vénérer l’astre diurne, pendant la période du solstice d’été. Elle est accompagnée de mutilations corporelles volontaires destinées à montrer son courage et à entrer en transe. Les Nashahuk pratiquent quant à eux la Danse de l’Orage invitant ainsi la Pluie à arroser leurs champs pour que leurs récoltes soient bonnes. Leur site sacré est en plein cœur de la forêt, près de la rivière, ancienne terre de leurs ancêtres. Le chemin le longeant est un peu comme un pèlerinage qui se fait assez régulièrement ; le sentier se nomme « Habbatey Eindauhaien » - Chemin de la Rivière - . La danse tient également une place prépondérante au moment des grands rassemblements (les Pow wow) organisés une à deux fois par mois au sein de la tribu.

VIE QUOTIDIENNE, CHASSE & CULTURES/AGRICULTURE ♦ Les Nashahuk vivent de l’agriculture, de la cueillette, de la pêche et de la chasse ; en effet, les espaces situés au sud de l’Ohio et autour du golfe du Mexique bénéficient d’un milieu favorable à l’agriculture et d’une faune abondante. Les Nashahuk récoltent essentiellement le maïs, la courge et la pomme de terre. Le climat subtropical permet de faire pousser la patate douce, la banane et la canne à sucre ; les Amérindiens cultivent également d’autres plantes médicinales (dont le fameux Bluegrass) et du tabac. Ils connaissent les techniques de la poterie et de la céramique, qui servent à confectionner des objets pour la vie quotidienne ou pour les cultes mortuaires. L’habitat est très divers : les maisons adoptent un plan rectangulaire et sont crépies de glaise en été ; en hiver, des huttes coniques à demi enfouies servent d’abri. La société est très hiérarchisée (chef, shaman) et le village compte un peu plus d’une centaine d’habitants. Pour se concilier les forces de la nature, les peuples cultivateurs pratiquent le puskita (cérémonie du maïs vert). Enfin, la tribu parle principalement le Natchez qui est une langue isolée. Certains parlent aussi couramment l’anglais, alors que d’autres –les Anciens principalement- se refusent catégoriquement à en dire le moindre mot.
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LES NASHAHUK ➴ pour mieux comprendre la tribu.

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